Dans quelques jours, ce sera la fin et le début.  Nous passerons la nuit du réveillon dans l’avion, en route vers le Canada, vers Québec, vers notre maison.  Nous serons 4, alors que nous sommes arrivés 2.

La Colombie est un pays absolument magnifique.  L’extraordinairement beau côtoie le tristement laid, et les gens que nous avons rencontrés sont amicaux, généreux et souriants.  À aucun moment nous ne nous sommes sentis en danger, bien que nous ayons roulé la nuit dans la région du Quindio.  En effet, nous avons eu la chance de voir des endroits différents, passant de Bogota, la capitale, à Armenia, une région rurale qui fait partie du Triangle du café.  Salento est un endroit magnifique, dont la beauté du paysage m’a fait pleurer, tandis que Medellin est une ville bruyante pendant le mois de décembre, bien qu’elle soit très belle, située dans une vallée et donc entourée de tous les côtés par les montagnes.

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Nos deux filles sont rieuses, ricaneuses, mignonnes, intelligentes, curieuses.  Leur entêtement à toutes les deux, s’il est bien utilisé, les aidera beaucoup.   Elles commencent déjà à comprendre le français et à utiliser des mots français dans une phrase en espagnol.  Les « tche t’aime, mama » et « tche t’aime, papa »sont mes mots favoris.  Je me dis par contre que l’apprentissage de la langue des enfants devrait être obligatoire pour adopter dès que les enfants ont plus de 2 ans.  J’ai beaucoup de difficulté à comprendre comment il est possible de développer une bonne relation avec les enfants lorsque les parents ne parlent pas leur langue.  Nicolas a d’ailleurs regretté de ne pas avoir étudié l’espagnol de façon plus assidue…  

Alors que le contact avec moi a été facile dès le départ, il a été plus difficile avec Nicolas, en raison du fait que les puces n’avaient jamais eu de figure paternelle dans leur vie, et peut-être aussi parce que la communication était plus ardue. Depuis 2 semaines, par contre, les filles semblent très amoureuses de leur papa.  En effet, leur papa est « mas fuerte » que leur maman et peut donc les prendre sur ses épaules et les faire voler vers le ciel.  Les bisous « piquants » de papa sont aussi devenus amusants et ne sont plus effrayants.  De mon côté, j’adore les voir rigoler tous les trois ou encore s’endormir dans le hamac.  Nicolas revit une paternité différente de celle qu’il a déjà connue et est heureux d’avoir des filles.  Notre grand Victor nous manque, par contre, et nous avons hâte de le revoir.  Les moments que nous vivons actuellement auraient été parfaits s’il avait été avec nous, mais nous comptons bien nous reprendre à notre retour.  De toute façon, il comprend bien le principe de l’attachement chez les enfants adoptés puisque nous en parlons depuis longtemps avec lui.  Ça nous fait d’ailleurs si plaisir d’entendre de la bouche de ses amis qu’il parle toujours de ses sœurs à l’école et qu’il a si hâte de les connaître.  Il sera un grand frère extraordinaire pour elles…

Nous serons donc à Québec le 25 décembre, le jour de Noël et de l’anniversaire de notre petite Mina, qui aura 4 ans.  Ces derniers jours nous apparaissent déjà si longs, bien que nous soyons tout de même tristes de quitter la Colombie ! Nos chiens nous manquent, notre chat, notre maison, nos amis, notre famille…

et nous repartons avec ce que la Colombie avait de plus beaux : nos deux filles, Tara et Mina.

Nadyne